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Lancé le 19/11/2008 à 11:08:53
Modifié le 20/12/2009 à 04:25:36
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ARTICLE du 20/12/2009 04:12:04   Une protéine humaine " IFITM3 " bloquerait la prolifération

Découverte d'une protéine naturelle"IFITM3" qui bloque le virus H1N1 :

Des chercheurs américains du Howard Hughes Medical Institute dévoilent une découverte prometteuse. "IFITM3", c'est le nom, d'une protéine humaine qui inhiberait la prolifération du virus H1N1. En étudiant des cellules humaines, les scientifiques ont isolé une protéine produite naturellement par l'organisme. Sa fonction était jusque là inconnue, mais les chercheurs ont découvert qu'elle est en fait un puissant antiviral naturel car elle bloque la multiplication du virus de la grippe A, et de certains autres virus. La production de cette protéine est augmentée en cas d'infection par la grippe H1N1.

La protéine "IFITM3" bloque aussi d'autres virus :

Les protéines humaines peuvent jouer un rôle antiviral puissant, affirment des chercheurs américains, les observations de chercheurs de l'Institut Howard Hughes permettent d'établir que la protéine en question joue un rôle antiviral puissant en bloquant la reproduction des virus. Les chercheurs pensent que l'augmentation dans l'organisme de la production de ces protéines permettra de bloquer totalement la reproduction du virus. La protéine bloque aussi d'autres virus comme la dengue ou le virus du Nil occidental. Le virologue Robert Lamb, qui n'a pas participé à l'étude, pense que cette découverte aidera à mettre au point des traitements antiviraux plus efficaces, dont certains pourraient ralentir la transmission de la grippe.

source : Doctissimo : AFP.



ARTICLE du 16/11/2009 12:58:35   Le vaccin sans adjuvant autorisé en France

Le vaccin Panenza de Sanofi-Pasteur

Ce vaccin, sans adjuvant, de Sanofi Pasteur contre la grippe H1N1, est désormais autorisé en France par l'Afssaps ( Agence de securite sanitaire des produits de sante ). Il sera disponible avant la fin du mois Novembre 2009 et peut-être dès la semaine prochaine, a indiqué Jean Marimbert, directeur général de l'Afssaps. Par précaution, les autorités sanitaires ont décidé de proposer aux femmes enceintes et des bébés de 6 mois à 2 ans, des vaccins sans adjuvants.
La campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) a débuté jeudi dernier en France.

Source (Afp).

Informations:

Qu’est-ce que la nouvelle grippe A(H1N1)?

Ce virus n’est lié à aucun virus ancien ou actuel de la grippe saisonnière.

Comment les gens contractent-ils le virus?

Le virus se transmet aussi facilement que celui de la grippe saisonnière normale, lorsque des personnes infectées toussent ou éternuent et que les gouttelettes infectées sont inhalées ou contaminent les mains ou des surfaces.

Quels sont les signes ou les symptômes d’infection ?

Les signes de la grippe A(H1N1) sont de type grippal : fièvre, toux, maux de tête, douleurs musculaires et articulaires, maux de gorge et écoulements nasals, parfois accompagnés de vomissements ou de diarrhée.

Pourquoi est-on si préoccupé par l’éventualité de cette pandémie, alors que des centaines de milliers de personnes meurent chaque année des épidémies saisonnières ?

Les épidémies saisonnières de grippe se produisent chaque année et le virus change tous les ans, mais beaucoup de gens possèdent une certaine immunité contre le virus circulant, ce qui permet de limiter les infections.

Pour éviter que les gens ne tombent malades et ne décèdent, certains pays utilisent également les vaccins contre la grippe saisonnière.

Mais le virus grippal A(H1N1) est nouveau, la plupart des gens ne sont pas ou sont peu immunisés contre celui-ci et il pourrait donc provoquer davantage d’infections que la grippe saisonnière.

L’OMS collabore étroitement avec l’industrie pour accélérer la mise au point d’un vaccin sûr et efficace mais il faudra attendre quelques mois avant que celui-ci soit disponible.

La nouvelle grippe A(H1N1) semble aussi contagieuse que la grippe saisonnière et le virus se propage rapidement, notamment chez les jeunes (de 10 à 45 ans). Les manifestations de la maladie peuvent aller de symptômes très bénins jusqu’à des affections graves pouvant entraîner la mort.

La majorité des personnes qui contractent le virus sont atteintes de la forme bénigne de la maladie et guérissent sans traitement antiviral ni soins médicaux. Parmi les cas plus graves, plus de la moitié des personnes hospitalisées souffraient de pathologies sous-jacentes ou avaient un système immunitaire affaibli.

La plupart des gens sont atteints d’une forme bénigne de la maladie et guérissent chez eux.

Quand faut-il consulter un médecin ?

Il faut consulter un médecin en cas de " difficultés respiratoires ou si la fièvre persiste plus de trois jours ".

Les parents doivent consulter un médecin si leur enfant " respire rapidement ou difficilement", s’il a de fièvre de façon constante ou s’il a des convulsions.

Dans la plupart des cas, il suffit que le malade reste chez lui, se repose, boive beaucoup de liquide et prenne un antalgique pour soulager les douleurs (chez l’enfant et le jeune adulte, il faut utiliser un "antalgique sans aspirine" en raison du risque de syndrome de Reye).

INFORMATIONS ESSENTIELLES

Les symptomes de la Grippe."saisoniere"

La grippe est une infection virale qui touche principalement le nez, la gorge, les bronches, et éventuellement les poumons.

L’infection dure en général une semaine environ et se caractérise par l’apparition brutale d’une forte fièvre, des myalgies, des céphalées, un mauvais état général, une toux sèche, une gorge irritée et une rhinite.

Le virus se transmet facilement d’une personne à l’autre par l’intermédiaire.

Des microgoutelettes et des particules excrétées par les sujets infectés lorsqu’ils toussent ou éternuent.

La grippe tend à se propager rapidement en épidémies saisonnières.

La plupart des sujets atteints guérissent en une ou deux semaines sans traitement médical.

Mais chez les sujets très jeunes, les personnes âgées et les malades souffrant de pathologies graves.

Elle peut provoquer de graves complications des pathologies concomitantes, la pneumonie et la mort.

source (O.M.S) Organisation Mondial de la Sante



ARTICLE du 12/06/2009 10:42:11   Déclaration du Directeur général de l'OMS, Dr Margaret Chan

Grippe A(H1N1): le niveau d'alerte pandémique passe en phase 6

Dr Margaret Chan
Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé,
Mesdames, Messieurs,

Fin avril, l’OMS a annoncé qu’un nouveau virus de la grippe A avait fait son apparition.

Cette souche particulière, H1N1, n’a pas circulé précédemment chez l’homme. Le virus est entièrement nouveau.

Ce virus est contagieux, se propageant facilement d’une personne à l’autre, et d’un pays à l’autre. À l’heure où je vous parle près de 30 000 cas confirmés ont été notifiés dans 74 pays.

Ce n’est qu’une partie du tableau. À quelques exceptions près, les pays enregistrant un grand nombre de cas sont des pays dotés de bons systèmes de surveillance et de dépistage.

Dans certains pays, on ne peut plus remonter des chaînes de transmission interhumaine clairement définies. Dans plusieurs régions du monde, le virus circule désormais largement au sein de la population générale. La poursuite de cette propagation est considérée comme inévitable.

Je me suis entretenue avec d’éminents spécialistes de la grippe, des virologistes et des responsables de la santé publique, et conformément aux procédures établies dans le Règlement sanitaire international, j’ai sollicité l’avis d’un comité d’urgence constitué à cette fin.

Sur la base des données factuelles disponibles et de leur évaluation par ces spécialistes, les critères scientifiques définissant une pandémie de grippe sont remplis.

J’ai donc décidé d’élever le niveau d’alerte à la pandémie de grippe de la phase 5 à la phase 6.

La pandémie de grippe 2009 a maintenant commencé.

Nous sommes dans les tout premiers jours de la pandémie. Le virus se propage mais nous le maintenons sous très étroite surveillance.

Aucune pandémie antérieure n’a été décelée aussi tôt ni surveillée d’aussi près, en temps réel, dès le tout début. Le monde peut maintenant recueillir le fruit des investissements consentis depuis cinq ans pour la préparation en cas de pandémie.

Nous avons une longueur d’avance. Ce qui nous place en position de force. Mais c’est également pour cela que l’on sollicite notre avis et que l’on nous demande de rassurer car les données dont on dispose sont limitées et l’incertitude scientifique reste considérable.

Grâce à une surveillance étroite, à des investigations approfondies et à une notification honnête des pays, nous pouvons nous faire une première idée de la propagation du virus et des pathologies qu’il peut provoquer.

Nous savons également que ce premier tableau très incomplet peut évoluer très rapidement. Les virus dictent leurs propres règles et comme tous les virus grippaux, celui-ci peut modifier les règles, sans rime ni raison, à tout moment.

Au niveau mondial, nous avons de bonnes raisons de penser que cette pandémie, du moins dans ses premiers jours, sera de gravité modérée. Comme nous le savons par expérience, la gravité peut varier d’un pays à l’autre en fonction de nombreux facteurs.

D’après les données factuelles actuellement disponibles, dans l’énorme majorité des cas, les malades n’ont présenté que des symptômes bénins et leur guérison a été rapide et complète, souvent en l’absence de toute forme de traitement médical.

Au niveau mondial, la mortalité est faible. Chacun de ces décès est tragique et nous devons nous préparer à ce qu’il y en ait d’autres. Néanmoins nous ne nous attendons pas à une augmentation soudaine et spectaculaire du nombre d’infections graves ou mortelles.

Nous savons que le nouveau virus H1N1 infecte de préférence des personnes jeunes. Dans pratiquement toutes les régions qui ont connu des flambées importantes et durables, la majorité des cas sont survenus chez des personnes de moins de 25 ans.

Dans certains de ces pays, près de 2% des sujets ont présenté des symptômes graves, évoluant souvent très rapidement vers une pneumonie engageant le pronostic vital.

La plupart des cas d’infection graves et mortels ont touché des adultes entre 30 et 50 ans.

Ce tableau est sensiblement différent de celui que l’on observe au cours des épidémies de grippe saisonnière, au cours desquelles ce sont surtout les personnes âgées fragiles qui décèdent.

Un grand nombre de cas graves sont survenus chez des personnes présentant des affections chroniques préexistantes, mais pas uniquement. Compte tenu des données préliminaires limitées dont on dispose, les problèmes de santé le plus souvent observés sont les maladies respiratoires, notamment l’asthme, les maladies cardio-vasculaires, le diabète, les maladies auto-immunes et l’obésité.

Par ailleurs, il est important de noter qu’environ le tiers à la moitié des infections graves et mortelles surviennent chez des jeunes adultes et des adultes d’âge mûr précédemment en bonne santé.

Incontestablement, les femmes enceintes présentent un risque accru de complications. Ce risque accru revêt une importance supplémentaire lorsque le virus, comme c’est le cas de celui-ci, infecte de préférence des individus plus jeunes.

Enfin, et c’est peut-être ce qui nous préoccupe le plus, nous ne savons pas comment ce virus se comportera dans les conditions qui sont normalement celles des pays en développement. A ce jour, la grande majorité des cas ont été décelés et étudiés dans des pays relativement riches.

J’aimerais souligner deux raisons parmi d’autres qui alimentent cette inquiétude. Tout d’abord, plus de 99% des décès maternels, qui sont un indicateur de la médiocre qualité des soins pendant la grossesse et l’accouchement, surviennent dans les pays en développement.

Deuxièmement, près de 85% de la charge des maladies chroniques et concentrée dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Même si la pandémie semble être de gravité modérée dans les pays relativement riches, la prudence veut que l’on s’attende à un tableau plus sombre lorsque le virus se propagera à des régions où les ressources sont limitées, où les soins de santé laissent à désirer et où la prévalence des problèmes médicaux sous-jacents est élevée.

Mesdames et Messieurs,

Une des caractéristiques des pandémies est leur propagation rapide à toutes les parties du monde. Au siècle dernier, cette propagation a généralement pris de 6 à 9 mois, alors même que la plupart des voyages internationaux se faisaient par bateau ou par train. Les pays doivent être prêts à voir apparaître des cas, ou à voir augmenter le nombre de cas dans un proche avenir. Les pays où les flambées semblent avoir atteint leur pic doivent se préparer à une deuxième vague d’infection.

Des recommandations concernant les mesures spécifiques de protection et de précaution ont été adressées aux ministères de la santé de tous les pays. Les pays qui n’enregistrent pas de cas ou peu de cas doivent rester vigilants.

Les pays où la transmission est étendue devraient se concentrer sur la prise en charge appropriée des patients. Le dépistage et l’investigation des cas devraient être limités car ce sont des mesures qui demandent beaucoup de moyens et qui peuvent très rapidement épuiser les capacités.

L’OMS a maintenu un dialogue étroit avec les fabricants de vaccins antigrippaux. Il semble que la production des vaccins contre la grippe saisonnière s’achèvera sous peu et que l’intégralité de la capacité de production pourra être exploitée pour fabriquer le plus grand nombre possible de vaccins contre la grippe pandémique au cours des mois à venir.

En attendant la mise à disposition de vaccins, un certain nombre d’interventions autres que pharmaceutiques peuvent conférer une certaine protection.

L’OMS continue à recommander qu’aucune restriction ne soit apportée aux voyages et qu’il ne soit procédé à aucune fermeture de frontières.

Les pandémies de grippe, quelle que soit leur gravité, sont des événements remarquables en raison de la sensibilité pratiquement universelle de la population mondiale à l’infection.

Nous sommes tous concernés et c’est tous ensemble que nous ferons face.

Je vous remercie.

mediacentre news 2009/h1n1 pandemic phase6

.who.int "OMS"



ARTICLE du 15/04/2009 02:34:03   UN OS ARTIFICIEL INJECTABLE
Un os artificiel injectable

Une équipe britannique vient de recevoir un prix pour une innovation originale : de la pâte injectable capable de se transformer en tissu osseux. Utilisable pour réparer rapidement une fracture sévère, elle consolide l'os lésé puis se dégrade progressivement.

Kevin Shakesheff, un chercheur en pharmacie de l'université de Nottingham, vient, avec son équipe, de remporter un prix britannique, le Medical Futures Innovation Award, pour une invention qui pourrait faire parler d'elle dans le milieu de la chirurgie. Elle prend la forme d'une pâte et prétend être un os artificiel. Elle serait utilisable dans les cas de lésions osseuses importantes, avec plusieurs fractures ou des morceaux isolés. Les chirurgiens sont alors contraints à une intervention lourde pour immobiliser les parties restantes dans la bonne position. Il n'y a ensuite pas d'autres solutions que d'attendre que le tissu osseux réinvestisse les zones perdues ou abîmées. Il existe déjà différents ciments pour réparer des lésions osseuses mais leur utilisation est rare, d'autant qu'il faut les chauffer pour les rendre liquides avant l'injection, ce que l'os naturel n'apprécie pas.

Cet os en tube pourrait changer les données du problème... Liquide, ou plutôt pâteuse, lorsqu'elle est injectée, elle est à température ambiante et n'abîme donc pas les tissus. Ce n'est qu'une fois en place qu'elle se solidifie.

Sa structure est alors poreuse, ce qui constitue un gros avantage. Les cellules du tissu osseux en train de se former pourront s'insinuer à l'intérieur. Elles poursuivront leur multiplication tandis que l'os artificiel se dégradera peu à peu, en trois ou quatre mois. L'os naturel prendra ainsi progressivement la place du vrai.

Plusieurs pistes pour réparer l'os ;

L'injection doit se faire sous anesthésie générale avec un guidage à l'aide d'images provenant d'un scanne . Il s'agit donc d'une intervention à réserver aux fractures sévères. Ce produit devrait être rapidement commercialisé par l'entreprise Regentec, créée par essaimage de l'université de Nottigham. Actuellement, d'autres voies sont explorées pour aider à la réparation du tissu osseux. Nicholas Kotov, de l'université du Michigan, vient tout juste d'annoncer la réussite de culture de tissu à partir de cellules souches. En croissance sur une structure tridimensionnelle qui mime l'os naturel, ce tissu parvient à reproduire deux fonctions essentielles de l'os : il produit des globules rouges et des lymphocytes B (des globules blancs du système immunitaire ).

Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences



ARTICLE du 24/02/2009 05:30:04   Ostéoporose, arthrose, arthrite, polyarthrite

09/02/2009 
  • Les derniers communiqués : Ostéoporose, arthrose, arthrite, polyarthrite
  • 15 programmes de recherche innovants pour lutter contre le vieillissement des os et des articulations financés par la Fondation pour la Recherche Médicale.
  • Les maladies ostéoarticulaires représentent les causes les plus fréquentes de douleurs et d’incapacité physique chez les séniors. Elles touchent les os, les cartilages, les tendons et les disques intervertébraux et sont soit dégénératives (ostéoporose, arthrose), soit inflammatoires (arthrite, polyarthrite) ou d’origine traumatique. Près de 6 millions de Français souffrent d’arthrose avec à la clé mal au dos, mal au genou, difficultés à bouger. Une pathologie qui n’est pas exclusivement féminine et dont l’incidence ne cesse d’augmenter chez les sujets jeunes.
  • Quelques éléments de définition sur les maladies ostéo-articulaires

    I. Ce sont des maladies qui touchent le squelette, l’os, le cartilage, les tendons et les ligaments

    .Certaines sont plus fréquentes chez les personnes de plus de 50 ans : c'est l’arthrose qui atteint le cartilage et l’ostéoporose qui fragilise les os augmentant le risque de fractures.Ces maladies dites dégénératives sont associées au vieillissement.Notre squelette n’est pas une structure inerte : par millions, des cellules appelées ostéoclastes dégradent l’os, qui est rebâti par d’autres cellules, les ostéoblastes, assurant ainsi un perpétuel remaniement. Dans les maladies dégénératives, les cellules en charge de synthétiser l’os ou le cartilage,ont un anabolisme réduit et la quantité de ces tissus diminue.Ces pathologies dégénératives sont sources de douleur et d’handicap. Le diagnostic d’ostéoporose est trop souvent fait au décours d’une fracture dont les conséquences peuvent être plus ou moins graves. Les principales fractures ostéoporotiques sont celles du col du fémur, des vertèbres et des poignets. Elles touchent 40% des femmes et 16 % des hommes de plus de 50 ans. L’arthrose est également très fréquente mais pas toujours douloureuse. Par exemple, chez 75% des femmes de 65 à 75 ans on observe des lésions radiologiques d’arthrose digitale, et chez 35% d’entre elles de l’arthrose des genoux. Les maladies du système ostéo-articulaire peuvent aussi être inflammatoires et atteindre des sujets de tous âges. La pathologie la plus fréquente et la polyarthrite rhumatoïde qui atteint environ 0,5% de la population (fréquence maximum chez les femmes âgées de 30 à 50 ans), mais aussi d’autres pathologies inflammatoires comme les pelvi-spondylites rhumatismales.

    Où en est là recherche ? 

    II – Les défis de la recherche

    A – Développer de nouveaux médicaments :

    Afin de développer des médicaments efficaces contre les affections osseuses et articulaires liées au vieillissement, il faut trouver de nouvelles cibles thérapeutiques. C’est en améliorant nos connaissances sur la physiopathologie de l’os et du cartilage que nous trouverons ces cibles. Les chercheurs qui travaillent dans ce domaine étudient les mécanismes impliqués dans la synthèse du tissu de soutien. Ces recherches se font aussi bien sur des cultures de cellules in vitro, ou in vivo chez des animaux dont certains gènes ont été modifiés afin d’en étudier le rôle dans les pathologies osseuses ou articulaires. Cette dernière approche est actuellement la plus porteuse d’espoir car elle a déjà permis des avancées thérapeutiques notables dans le traitement de l’ostéoporose. Pour les maladies du cartilage, les applications thérapeutiques restent plus balbutiantes.

    B – Développer une stratégie pour le remplacement tissulaire :

    La thérapie cellulaire est en plein essor dans de nombreuses pathologies. Dans les maladies du squelette aussi on pense que le remplacement cellulaire pourrait permettre de palier à des défauts dus au vieillissement ; ceci nécessite plusieurs mises au point et parfois l’association d’un matériau avec des cellules. Dans le cadre de ces recherches il semble important de bien connaître le développement embryonnaire des tissu ostéo-articulaires ainsi que les mécanismes de différentiation des cellules osseuses, cartilagineuses et tendineuses. Le but est d’utiliser des cellules facilement accessibles d’autres tissus (graisse par exemple) qui sont susceptibles, dans certaines conditions, de se transformer en cellules squelettiques. Ce type de traitement n’est envisageable que pour des pertes osseuses ou cartilagineuses localisées.

    C – Mettre au point de nouvelles méthodes de dépistage de ces pathologies :

    En utilisant des tests biologiques ou des méthodes d’imagerie spécifiques de ces tissus, on va pouvoir détecter les maladies plus précocement, et apporter de manière spécifique des médicaments vers ces tissus. La mise au point de tests sanguins prédictifs de l’évolution de la maladie est également un des objectifs. Les recherches en génétique sont également très importantes car ces pathologies du vieillissement sont en partie héréditaires, liées sans doute à des variants de plusieurs gènes qui influent chacun un peu sur le risque de survenue de ces pathologies.

    III – Le niveau de la recherche en France :

    Malgré une sous-représentation numérique (moins de 5% des unités de recherche de l’INSERM et du CNRS), les chercheurs français impliqués dans la recherche sur les maladies ostéo-articulaires ont permis des avancées majeures pour plusieurs de ces pathologies.
    Ainsi par exemple, c’est grâce à la découverte par des chercheurs français d’un des antigènes responsable de la polyarthrite qu’un test diagnostique et pronostique de la maladie a été mis au point.
    En ce qui concerne la recherche sur l’ostéoporose, des marqueurs sériques permettant d’évaluer le risque de fractures et de nouveaux gènes responsables de l’activité anabolique des cellules osseuses ont été mis en évidence.
    Dans le domaine de l’arthrose, des gènes modulant l’activité de synthèse des chondrocytes ont aussi été découverts.
    Enfin, des chercheurs français ont montré qu’il était possible de réparer des pertes osseuses en utilisant des cellules de la moelle fixées sur des biomatériaux naturels (corail).

    Développer la recherche dans le domaine ostéo-articulaire en France nécessite :
    - d’attirer des jeunes chercheurs vers ce domaine, donc faciliter le retour en France de ceux partis acquérir une formation complémentaire à l’étranger
    - de développer des plateaux techniques qui manquent cruellement aussi bien pour l’exploration des modèles cellulaires et expérimentaux que pour les études à partir de prélèvements humains.

    IV. L'appel d'offres et ses principaux résultats
    La Fondation pour la Recherche Médicale a lancé en 2008 un appel à projets doté de 3 millions d’euros dont l’objectif est de financer des recherches sur les bases biologiques du vieillissement des os et des articulations.

    Les projets ont été évalués par des experts internationaux. Le Comité de pilotage de l’appel d’offres, constitué de sept spécialistes français, a effectué la sélection finale à la fin de l’année 2008 sur la base de la qualité des projets et des perspectives de mise au point de nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques.

    Les 15 projets sélectionnés concernent de multiples aspects du vieillissement ostéo-articulaire.
    Ainsi, plusieurs recherches portent sur les facteurs favorisant ce vieillissement : stress mécanique, gènes de prédisposition, anomalies métaboliques, hormonales ou immunitaires. D’autres sont ciblées sur la mise au point de diverses techniques d’imageries originales. D’autres encore ont pour objet de bloquer les processus de vieillissement ou encore d’utiliser la thérapie cellulaire pour régénérer les structures abîmées.

    Pour plus d’informations : www.frm.org

     54 rue de Varenne – 75007 Paris



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